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Comment tester la pédagogie proactive ?

L'ouvrage "Pédagogie proactive, mode d'emploi" permet, pas à pas, de tester des situations simples relevant de la pédagogie proactive.

A commencer par une formation alternée avec quelques objectifs de formation en lien avec des activités ciblées, grâce à un outil dématérialisé mis à votre disposition.

Pour aller plus loin, les référentiels des formations de formateurs, d'accompagnateur, de chargés de relation entreprise et de cadres sont proposés avec des déroulés type de formation et leurs outils d'évaluation.

Des liens avec les vidéos de référence peuvent être facilement exploités comme ressources pédagogiques et presque, comme tutoriels.

L'ouvrage va jusqu'à proposer un outil de calcul du coût et du retour sur investissement d'un contrat alterné pour une entreprise, à l'usage des chargés de relation entreprise notamment.

Bon test à tous !

Comment renforcer la performance de l'apprentissage ?

La 2ème édition du Grand livre de la formation présente à la page 249 un chapitre sur la performance économique et sociale des formations en alternance.

A l'heure où les régions cherchent à piloter cette performance, il est précieux de cerner d'abord ses indicateurs, certains classiques, d'autres plus innovants et plus... performants.

Les pratiques pédagogiques auxquelles renvoient les indicateurs de performance les plus innovants relèvent selon l'auteur de la pédagogie proactive. Car elle est la seule qui intègre précisément la notion de productivité et de rentabilité économique des formations. Là où les autres modèles d'alternance restent centrés sur la seule pédagogie ou au mieux la seule dimension sociale, l'alternance proactive fait d'une pierre deux coups : renforcer les externalités sociales et éducatives, et améliorer la performance économique.

Le chapitre propose aussi aux décideurs une vision sur la gouvernance des formations alternées, plutôt que d'attendre que les acteurs se déchirent dans le conflit de valeur économie/éducation, ou que l'un des deux camps anéantisse l'autre, pour le plus grand malheur des jeunes et des entreprises.

La fin du chapitre apporte un éclairage théorique poussé en lien avec les travaux du Cnam. On comprend alors que la pédagogie proactive s'appuie non seulement sur la prise en compte de la dimension économique jusque là très sous exploitée, voire ignorée par les pédagogues, mais aussi sur les sciences cognitives et la psychologie du travail.

Qui a peur du conflit de valeur économie/éducation ?

L'ouvrage "Un conflit de valeur dans l'apprentissage" décrit comment dépasser le débat qui paralyse l'éducation depuis si longtemps et propose une grille d'analyse de toutes les pratiques pédagogiques de l'alternance.

Cela fait des décennies que les partisans du "tout éducatif" et ceux du "tout économique" s'affrontent vainement, prenant du même coup en otage des générations entières.

La pédagogie proactive élimine ce débat stérile et permet de construire une "sortie par le haut" : Les besoins de production immédiats des entreprises deviennent des leviers pour créer ou renforcer l'envie d'apprendre chez tous les jeunes, y-compris les plus fragiles. Non seulement ces besoins n'aliènent pas les apprenants, ne les formatent pas aux seuls intérêts des entreprises, mais ils leur donnent envie d'apprendre davantage en formation. D'abord pour être efficaces et reconnus en entreprise (c'est important tout de même ?) mais très vite, par plaisir de l'utilité du savoir, et enfin, par plaisir de savoir (le gai savoir ?).

Il faut voir comment un jeune passe d'un savoir utile à court terme (que c'est laid !) à un savoir inutile mais... agréable tout de même. Si les intellectuels sont honnêtes, ils reconnaîtront que c'est ainsi qu'ils ont eux-mêmes acquis leur amour du savoir, par étapes successives dont ils oublient parfois les plus originelles.

Belle surprise ! Beau paradoxe ! C'est ainsi que l'on aide le plus efficacement les jeunes à s'émanciper de la seule logique productive : anticiper les besoins de production imminents des entreprises et y répondre en mobilisant des savoirs associés les force à prendre du recul sur ces besoins, à les mettre à distance.

Apprendre la bienveillance, c'est possible

L'ouvrage "Pédagogie proactive pour l'éducation" montre qu'en partant des actvités motivantes et imminentes des jeunes, et en les ramenant progressivement aux objectifs d'éducation et de formation fixés par notre société et notre économie, on induit chez eux de la bienveillance, plus sûrement qu'avec des discours moralisateurs ou des injonctions.

En apprenant aux jeunes à identifier d'abord leurs propres besoins (maîtriser son smartphone ? mieux connaître son club de foot ou sa célébrité préférée ?) et à y répondre par la connaissance, l'enseignant obtient leur confiance. Il peut alors leur apprendre à identifier les besoins d'autrui et à y répondre par la connaissance. Ce faisant, il leur apprend concrètement l'empathie, puis, à force de services rendus et de relations vertueuses induites, la bienveillance.

L'ouvrage "Pédagogie proactive pour l'éducation" décrit en détail ce processus et l'ingénierie qu'il nécessite.

Créer des emplois avec la formation, c'est possible

L'ouvrage "Pédagogie proactive et formation professionnelle" (extraits) décrit des cas de création d'activité et d'emploi : le cas du "rayon mangas" en librairie, et du "bar à pain" en boulangerie...

La formation classique forme à partir d'un référentiel et espère que les compétences acquises répondront à des besoins futurs. Elle ne peut pas créer de l'activité ni de l'emploi. D'ailleurs, elle ne cherche même pas à le faire. Elle ne fait que répondre à des besoins préexistants.

En revanche, une formation qui identifie en temps réel des besoins imminents, et qui y répond tout de suite, crée une autre forme de richesse. La valeur inestimable d'une réponse immédiate à des besoins qui n'auraient pas été satisfaits autrement s'accumule à chaque séquence et amène l'entreprise à formuler toujours plus de besoins, puisque la formation y répond désormais en temps réel.

Le questionnement à choix multiple centré sur les besoins imminents de l'entreprise permettent à l'apprenant et à son formateur de révéler une grande quantité de besoins immédiats de l'entreprise, mais aussi de nouveaux besoins, de nouvelles idées d'activités ainsi que leur propre solvabilité. L'ingénierie proactive intègre donc l'apprenant et son formateur dans le processus de création d'activité et d'emploi. L'employeur n'est plus seul sur ce point crucial pour notre économie.

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