Qui a peur du conflit de valeur économie/éducation ?

L'ouvrage "Un conflit de valeur dans l'apprentissage" décrit comment dépasser le débat qui paralyse l'éducation depuis si longtemps et propose une grille d'analyse de toutes les pratiques pédagogiques de l'alternance.

Cela fait des décennies que les partisans du "tout éducatif" et ceux du "tout économique" s'affrontent vainement, prenant du même coup en otage des générations entières.

La pédagogie proactive élimine ce débat stérile et permet de construire une "sortie par le haut" : Les besoins de production immédiats des entreprises deviennent des leviers pour créer ou renforcer l'envie d'apprendre chez tous les jeunes, y-compris les plus fragiles. Non seulement ces besoins n'aliènent pas les apprenants, ne les formatent pas aux seuls intérêts des entreprises, mais ils leur donnent envie d'apprendre davantage en formation. D'abord pour être efficaces et reconnus en entreprise (c'est important tout de même ?) mais très vite, par plaisir de l'utilité du savoir, et enfin, par plaisir de savoir (le gai savoir ?).

Il faut voir comment un jeune passe d'un savoir utile à court terme (que c'est laid !) à un savoir inutile mais... agréable tout de même. Si les intellectuels sont honnêtes, ils reconnaîtront que c'est ainsi qu'ils ont eux-mêmes acquis leur amour du savoir, par étapes successives dont ils oublient parfois les plus originelles.

Belle surprise ! Beau paradoxe ! C'est ainsi que l'on aide le plus efficacement les jeunes à s'émanciper de la seule logique productive : anticiper les besoins de production imminents des entreprises et y répondre en mobilisant des savoirs associés les force à prendre du recul sur ces besoins, à les mettre à distance.

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